Bonheurs d’auteur…
Quelques réflexions à votre propos …
Nous nous baladions dans un sentier forestier, mon amoureuse et moi, quand nous fûmes dépassés par deux cyclistes. Le second s’immobilisa après avoir tourné la tête et s’écria : «Michel !»
C’était une amie d’enfance que je n’avais pas vue depuis des années. À mon grand étonnement – le livre n’était pas encore en vente – elle se mit à me complimenter à propos d’Ombres sereines dont elle venait tout juste de terminer la lecture : ma soeur, qui disposait de deux exemplaires, lui en avait offert un en cadeau.
Ce fut ma première critique, là, en pleine forêt, au milieux des pins qui bordent les rives du Saguenay.
Ce fut mon premier bonheur d’écrivain.
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Lors de mon premier Salon du livre, un confrère de classe (on parle ici de la petite école, il y a près de quarante ans) me reconnut et, après une courte conversation, repartit avec mon bouquin sous le bras. Je le revis deux jours plus tard, toujours au Salon du livre. Il vint me serrer la pince avant de déclarer qu’il n’avait pu cesser la lecture de mon texte avant d’en voir la fin. Et d’ajouter : «Comme je fais toujours quand j’ai une bouteille de grand cru entre les mains ! »
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Toujours à ce Salon du livre, le distributeur de ma maison d’édition me confia qu’il avait beaucoup aimé les récits d’Ombres sereines mais qu’il avait tout de même un reproche à formuler : «Au terme du texte, on demeure sur notre appétit. On en voudrait encore…»
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